LES PIONNIERS —
LE FRÈRE
MARIE-VICTORIN:
la ferveur scientifique
Claire Chabot2
Fondateur de l'Institut botanique de
l'Université de Montréal et
créateur du Jardin botanique de Montréal, il est
aussi, bien sûr,
l'auteur de la Flore laurentienne, la bible des botanistes, qui reste
l'ouvrage le plus
complet écrit sur la flore du Québec.
Mais qui est ce frère Marie-Victorin
qui a incarné pour plusieurs
générations, le symbole du développement scientifique du Québec?
Enthousiasmé par les travaux de Mendel, le frère Marie-Victorin introduisit les premières notions de génétique au Québec. Il a fourni les interprétations les plus poussées sur le dynamisme de la flore québécoise, dans une perspective géographique et en utilisant toutes les données scientifiques de son époque.
Doté d'une forte personnalité, Marie-Victorin, pourtant, n'était guère exubérant, comme le rappelle l'écologiste Pierre Dansereau. "Il donnait une poignée de main plutôt molle; il n'y avait rien d'enlevé dans ses gestes. Son intensité intérieure se traduisait par le regard et la parole. Il vivait la découverte et les rythmes du monde végétal comme on peut vivre la peinture ou la musique."
LA PIQÛRE DE LA BOTANIQUE
Atteint de tuberculose à 20 ans, le jeune frère Marie-Victorin, est dispensé temporairement de son travail d'enseignant et part explorer la flore, son "Provancher" sous le bras. Maniant avec peine les clés analytiques, il cherche désespérément dans la Flore canadienne de l'abbé Léon Provancher, le nom d'une plante, lorsqu'un habitant, la hache sur l'épaule, lui demande "Qu'est-ce que vous cherchez mon frère? — Le nom de cet herbage à fleur jaune. — Comment! Vous connaissez pas ça? Bénite! C'est l'ail douce, mon frère, c'est l'ail douce!" Il regarde "ail doux" à la table des matières et trouve fièrement: "Érythrone d'Amérique".
Celui qui, à ses débuts, nétait pas très "connaissant" dans les "racinages" a choisi cette anecdote pour symboliser le début de sa passion pour la botanique, soulignant le chemin parcouru pour devenir un botaniste d'envergure internationale.
Sa rencontre avec le frère Rolland-Germain, professeur au Collège de Longueuil, est déterminante pour sa carrière de botaniste. Excellent taxonomiste, le frère Rolland lui apprend à reconnaître les plantes qu'ils rapportent de leurs premières herborisations et l'initie aux méthodes scientifiques. Dans leurs temps libres, les deux enseignants parcourent à pied Saint-Bruno et Chambly, pour ensuite pousser leur récolte plus loin et constituer ainsi un herbier important. Ensemble, ils explorent la p rovince, du Témiscamingue aux Ïles-de-la-Madeleine et de l'Abitibi aux Cantons-de-l'Est.
"Lorsque Marie-Victorin commence à s'intéresser à la botanique, de puissants courants scientifiques projettent une image dynamique de la biosphère, image qui le marquera de façon profonde tout au long de sa carrière", explique Luc Brouillet, professeur à l'Institut botanique de Montréal.
Dès 1908, Marie-Victorin publie un article sur ses premières découvertes, "Additions à la Flore d'Amérique", dans le Naturaliste canadien. Déjà, il sent le besoin de s'ouvrir à la communauté scientifique. Il entretient une correspondance avec plusieurs scientifiques, dont Merritt Lyndon Fernald, professeur à Harvard, considéré à l'époque comme le plus grand botaniste d'Amérique du Nord. Cette correspondance, des plus précieuses pour Marie-Victorin, est un moyen simple et efficace pour être à l'affût des développements récents et des nouvelles théories de la communauté scientifique internationale.
C'est à cette époque qu'il rencontre Francis E. Lloyd, professeur de botanique à McGill. Le livre que lui donne Lloyd ce jour-là, Plant Breeding de Davenport, lui révèle les théories de Mendel qui bouleverseront sa recherche. S'appuyant sur ces notions de génétique encore primaires, il p ublie, l'année suivante, "Notes sur deux cas d'hybridisme naturel" où il pourfend, tel un don Quichotte, le darwinisme, selon lui en pleine décadence, et conclut que "la loi des hybrids de Mendel lui a porté le coup fatal".
Il faut dire que, dans les années 20, l'idée que l'homme serait issue des hasards de la sélection naturelle répugne encore aux humanistes, aux religieux et même à quelques savants. "Élevé dans la foi catholique et membre d'une communauté religieuse, le frère Marie-Victorin ne pouvait accepter l'idée d'évolution telle que le darwinisme le présentait", rappelle Luc Brouillet.
DU PETIT LABORATOIRE À L'INSTITUT BOTANIQUE
La carrière universitaire de Marie-Victorin commence avec la création, en 1920, de l'Université de Montréal, récemment affranchie de l'Université Laval. On confie alors, faute de botaniste canadien-français diplômé, la chaire de botanique à cet autodicacte de 35 ans. Sa communauté religieuse lui refuse des études en Europe. Dispensé du baccalauréat et de la licence, il présente un travail sur les Filicinées, c'est-à-dire les fougères, et obtient, en 1922, un doctorat en règle, le premier doctorat ès sciences décerné au Canada français.
Pour enseigner à l'université, Marie-Victorin obtient une permission spéciale de ses supérieurs. La première année, il a , comme étudiants, trois frères des Écoles chrétiennes, sa propre communauté, dont le frère Alexandre qui, plus tard, illustrera La flore laurentienne. Marie-Victorin raconte les débuts: "Ce furent des temps héroïques! Ni local, ni matériel! Comme seule richesse, du vent dans les voiles. Les élèves s'asseyaient sur des boîtes vides, le professeur s'adossait au mur. Ne parlons pas non plus des livres. En ce temps-là, on croyait dur que les manuels usités par nos pères sont partie intégrale de nos traditions nationales et que les plus vieux, comme les vins, sont les meilleurs."
L'écologiste Pierre Dansereau, un de ses plus brillants élèves, se souvient de son professeur: "Il savait traiter de botanique avec rigueur et en tenant compte des idées courantes et des recherches en cours, et ceci, malgré la pauvreté de notre bibliothèque et de nos moyens d'information."
Les premières années, la bibliothèque ne tient que sur une tablette. Afin d'augmenter sa collection de livres et de périodiques, Marie-Victorin envoie une circulaire pour obtenir des souscriptions privées. Son adjoint, Jules Brunel, propose d'envoyer partout dans le monde des exemplaires des Contributions de l'Institut botanique de l'Université de Montréal. Ses espoirs ne sont pas déçus: il reçoit en échange des centaines de publications botaniques.
À LA RECHERCHES DES ORIGINES
En 1929, le frère Marie-Victorin profite du Congrès international de botanique, à Capetown en Afrique du Sud, pour entreprendre un voyage qui le mènera, pendant six mois, à travers l'Europe, l'Afrique et le Moyen-Orient. Sa communauté religieuse le laisse disposer à sa guise de l'héritage que son père lui a laissé pour payer, entre autres, ses dépenses de voyage. Délégué par l'Université McGill, Francis Lloyd l'accompagne à travers les jardins botaniques et les départements des universités des trois continents. En visitant les Jardins royaux de Kew, en Angleterre, ou le Jardin botanique d'Orotava, des îles Canaries, il cultive secrètement le projet d'un jardin botanique pour Montréal.
Les pérégrinations de Marie-Victorin en Afrique et dans les Antilles, selon Pierre Dansereau, ont agrandi ses horizons et replacé le pays "laurentien" dans un cadre qui exigeait des interprétations nouvelles. "À une époque où l'on ne considérait guère les structures de végétation, il signalait une analogie entre les savanes d'Acacias africaines et les savanes d'Aubépines du Québec." L'idée du rôle de l'évolution dans le dynamisme de la flore québécoise avait germé dans son esprit.
C'est au congrès de Capetown qu'il fait la rencontre de l'abbé Henri Breuil, paléontologue réputé. Au retour, influencé par les positions de Teilhard de Chardin et de l'abbé Breuil, tous deux des scientifiques religieux, les réticences morales de Marie-Victorin tombent et il se range définitivement du côté des évolutionnistes.
"Au cours des années 30, rappelle Pierre Dansereau, Marie-Victorin faisait assurément figure de libérateur. Il connaissait les textes de Teilhard de Chardin, qui circulaient sous le manteau. Il a choqué plus d'un de ses auditeurs de la "cave" de la rue Saint-Denis, en découvrant des perspectives scientifiques qu'une Église conformiste voulait tenir fermées. Ses supérieurs ne l'ont jamais brimé comme le faisaient ceux de Teilhard, mais, à quelques reprises, son obéissance nous surprenait, même si son humilité nous émouvait."
UNE RÉCOLTE DE GRAND CRU: LA FLORE LAURENTIENNE
Sous l'influence de Fernald, son botanical father, Marie-Victorin dirige ses herborisations autour du golfe Saint-Laurent, riche en espèces endémiques, c'est-à-dire des espèces très restreintes. Fernald, grand spéciaiste de phytogéographie, défend une théorie appelé "théorie des nunataks". Cette théorie tente d'expliquer la présence d'espèces endémiques dans la flore contemporaine du golfe Saint-Laurent. Elle soutient que les glaicers auraient laissé quelques îlots libre de glace où une flore "réliquale" de l'époque tertiaire aurait survécu.
C'est en cherchant à corroborer cette théorie que Marie-Victorin découvre une espèce endémique unique, le Chardon de Mingan, qui pousse exclusivement en Minganie. Sa ressemblance avec le Chardon des Rocheuses lui sugère plusieurs hypothèses, dont celle des "nunataks". Mais une légère dissemblance l'incite tout de même à le cataloguer comme une espèce nouvelle et, encore en 1988, les botanistes ne s'entendent pas tous sur la classification à adopter.
Après avoir publié de nombreux articles sur la flore du Québec dans différentes revues scientifiques et dans les Contributions de l'Institut botanique de l'Université de Montréal, Marie-Victorin met sur pied une équipe dont feront partie le frère Rolland-Germain, Jules Brunel, Jacques Rouseau et le frère Alexandre, l'illustrateur, pour réaliser sa flore laurentienne qui paraît en 1935.
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LE FRÈRE MARIE-VICTORIN
Nom: Kirouac Prénom: Conrad
Date et lieu de naissance: le 3 avril 1885, à Kinsley Falls,
dans ls Cantons-de-l'Est.
Décédé: accidentellement, le 15 juillet 1944, à Saint-Hyacinthe,
en revenant d'une herborisation.
Pionnier des sciences au Québec, son travail fut celui d'un véritable vulgarisateur scientifique. On lui doit une oeuvre capitale en botanique: La flore laurentienne, la création du Jardin botanique de Montréal, la fondation de l'Institut botanique de l'Université de Montréal et celle de l'Aassociation canadienne-française pour l'avancement des sciences (ACFAS), ainsi que de nombreux écrits journalistiques.
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Fier de son oeuvre, Marie-Victorin écrit dans un lyrisme bien personnel: "Tu va quitter dans un instant le berceau de roses où des mains discrètement dévouées t'ont placé, pour t'envoler, en battant des pages vers ton destin, qui sera non seulement la Grande-Vallée, mais le monde lui-même."
"La flore laurentienne, affirme Pierre Dansereau, demeure un modèle qu'aucune flore territoriale n'a dépassé. Elle possède toute la rigueur des modèles offerts par les botanistes européens et américains, et elle comporte, en plus, une richesse extrême de renseignements qui ont fourni un point de départ à d'innombrables recherches."
"C'est Marie-Victorin, rappelle Luc Brouillet, qui, le premier au Québec français, a parlé d'écotype, de biosphère, d'association, de succession", le jargon des écologistes. Ces notions, on les retrouve clairement dans La flore laurentienne: "Les associations quii composent les flores sont en réalité des mosaïques vivantes où lentement, prallèlelment à l'évolution physique des facteurs écologiques, et même indépendamment de cette évolution, se font des substitutions d'éléments."
Affligé d'une santé chancelante, Marie-Victorin passe ses derniers hivers dans l'Ïle de Cuba, à herboriser avec le frère Léon, auteur de La flore de Cuba et avec qui il a entretenu une correspondance continue depuis qu'il l'a rencontré au Collège de Longueuil. C'est dans les Itinéraires botaniques dans l'ïle de Cuba qu'on retrouve les notions phytogéographiques et écologiques les plus poussées. Le frère Marie-Victorin y souligne la parenté entre la flore antillaise et celle qu'il a observée lors de son voyage en Afrique. Il invoque même l'hypothèse de Wegener sur la dérive des continents. "Les savanes de l'Afrique lui ont inspiré des idées sur les aubépines de Montréal, et l'arbre à Kapok de Cuba lui a fait voir les trembles des Laurentides avec des yeux neuf", écrit Pierre Dansereau.
L'ÉPOPÉE DU JARDIN BOTANIQUE
C'est au retour de son périple dans les "vieux pays", en 1929, que Marie-Victorin élabore le projet d'un jardin botanique pour Montréal. C'est le début de la grande crise et, même si le botaniste n'y voit aucun inconvénient, le moment semble mal choisi pour convaincre les contribuables de la nécessité d'un projet aussi ambitieux. Le maire de Montréal, Camilien Houde, un ancien du Collège de Longueuil, appuie son projet et lui affecte le site actuel de Maisonneuve et une somme de 100 000$, tirée à même les fonds de chômage.
Marie-Victorin se rend à New York inviter le grand horticulteur Henry Teuscher, Allemand émigré aux États-Unis, à venir réaliser les plans du Jardin botanique de Montréal. C'est d'ailleurs Teuscher qui en sera le véritable architecte, mettant en oeuvre son "jardin botanique idéal".
La première serre et un pavillon administratif sont à peine construits que les travaux de chômage sont abandonnés pour des secours directs à la population. "Cela devait durer quatre années entières. Je ne perdais cependant pas courage, continuant, avec l'aide de tous les journaux de la métropole, d'entretenir désespérément le feu sacré", écrit Marie-Victorin.
En 1935, au lancement de La flore laurentienne, Marie-Victorin s'adresse, dans un discours mémorable, au maire Camilien Houde: "Bientôt on célébrera le troisième centenaire de Montréal. (...) Vous ne pouvez tout de même pas être pot-au-feu au point de lui offrir, à cette occasion, un égout collecteur ou un poste de police! Jetez dans ses bras toutes les roses et tous les lis des champs!"
Avec la complicité du maire Houde, Marie-Victorin doit convaincre Maurice Duplessis, alors premier ministre du Québec, de collaborer financièrement à la réalisation du Jardin botanique de Montréal. "Le botaniste semble avoir acquis ses entrées beaucoup plus par son prestige scientifique que par du travail de coulisse", affirme André Bouchard, conservateur au Jardin botanique. Dans ses premières années de pouvoir, le gouvernement de l'Union nationale prend des mesures favorables au développement scientifique, dont la construction du Jardin botanique et, à l'instigation de Marie-Victorin, le déménagement de l'Institut botanique de l'Université de Montréal sur le site de Maisonneuve.
En 1939, l'Institut botanique quitte les locaux rue Saint-Denis pour emménager au Jardin botanique. Les luttes ne sont pourtant pas finies. Marie-Victorin doit se battre pour empêcher le ministère de la Défense de mettre à la disposition de l'aviation canadienne les terrains du Jardin botanique.
Après la défaite de Maurice Duplessis aux élections provinciales, Marie-Victorin doit se trouver de nouvelles relations au gouvernement d'Adélard Godbout, qui lui est défavorable. Godbout dira d'ailleurs de ses prédécesseurs qu'ils ont "planté quelques fougères dans un jardin coûtant onze millions". C'est en 1959 que se terminent enfin les travaux de construction du Jardin botanique de Montréal.
UN VULGARISATEUR SCIENTIFIQUE
À l'origine de la Société de biologie et de la Société canadienne d'histoire naturelle, Marie-Victorin se joint, en 1923, à d'autres représentants de sociétés savantes pour fonder l'ACFAS (Association canadienne-française pour l'avancement des sciences), qui se donne pour mandat de favoriser le développement scientifique par la recherche, l'enseignement et la vulgarisation.
Le frère Marie-Victorin se sert de toutes les tribunes publiques à sa disposition pour promouvoir ses projets et, particulièrement, celui d'un jardin botanique. Le Devoir suit à la trace les péripéties du botanistue qui, lui-même, écrit dans le quotidien de longs plaidoyers sur la pauvreté de l'enseignement scientifique au secondiare et sur d'autres sujets qui li tiennent à coeur.
En bon tacticien, il croit que la méthode la plus efficce est de sensibiliser le grand public à sa chère botanique. Après avoir rejoint un public adulte avec un cours de floristique, il s'adresse aux plus jeunes en se servant des Cercles des Jeunes Naturalistes (CJN), récemment fondés par le frère Adrien Rivard.
Le mouvement des CJN prend rapidement des proportions inattendus: 100 cercles se forment la première année. En 1940, on compte plus de 25 000 jeunes naturalistes au Québec. Pour n'oublier personne, Marcelle Gauvreau, collaboratrice de Marie-Victorin, fondé l'École de l'Éveil destinée aux tout-petits. Pour plusieurs générations, le frère Marie-Victorin est devenu une "star de la science".
Le frère Marie-Victorin utilise toute la technologie de l'époque à sa disposition. Lors de la création, en 1941, de Radio-Collège, émission de vulgarisation scientifique très en vogue, il crée "La Cité des plantes" où, chaque semaine, lui et ses collaborateurs de l'Institut, dont Jacques Rousseau et Auray Blain, dissertent sur leurs sujets favoris. En 1944, il meurt dans un accident d'automobile, en revenant d'une randonnée d'herborisation. Il venait d'écrire sa dernière causerie radiophonique: "Voyez les Lis des champs".
"Marie-Victorin savait utiliser des thèmes susceptibles de capter l'attention du grand public et des politiciens, explique le botaniste André Bouchard. Ces thèmes faisaient souvent appel au nationalisme et à la fierté." "Il faut d'abord aimer la science pour elle-même, dit Marie-Victorin, dans un de ses discours enflammés, il faut susciter des institutions propres à créer un milieu scientifique canadien-français, sans quoi nous ne serons jamais un peuple digne de ce nom et nous resterons à jamais une tribu de tâcherons et de domestiques, une caste d'insexués dans la ruche de l'humanité civilisée."
Cette prise de conscience nationaliste du frère Marie-Victorin, ajoutée à l'exemple d'une vie de chercheur exemplaire, a suscité un grand nombre de vocations scientifiques. Et c'est peut-être son plus grand héritage.
Pour en savoir davantage:
RUMILLY, Robert. Le frère Marie-Victorin et son temps. 1949.
CHARTAND, L., DUCHESNE, R., GINGRAS, Y. Histoire des sciences au Québec. Boréal, 1988.
FRÈRE MARIE-VICTORIN. La flore laurentienne. 1935.
BULLETIN DE LA SAJIB. "Centenaire du frère Marie-Victorin 1885-1985", disponible à la société d'animation du Jardin botanique de Montréal.